FRIEREN

Titre : FRIEREN
Titre japonais: 葬送のフリーレン
Auteurs : Kanehito Yamada, Tsukasa Abe
Traduction : Géraldine Oudin
Editeur : Ki-oon
Genre : shonen
Nombre de volumes : 5

Résumé :
Que deviennent les héros une fois le mal vaincu ?
Le jeune héros Himmel et ses compagnons, l’elfe Frieren, le nain Eisen et le prêtre Heiter, rentrent victorieux de leur combat contre le roi des démons. Au bout de dix années d’efforts, ils ont ramené la paix dans le royaume. Il est temps pour eux de retrouver une vie normale… Difficile à imaginer après tant d’aventures en commun !
Frieren, elle, ne semble guère touchée par la séparation. Pour la magicienne à la longévité exceptionnelle, une décennie ne pèse pas lourd…

Commentaire du Premier Jury :
Au Japon comme en France, Frieren a pris les lecteurs par surprise : personne ne s’attendait à un manga de fantasy qui débute longtemps après les hauts faits d’une petite troupe de héros, désormais vieillissants. D’ordinaire, les aventures et les relations entre différentes classes de personnages sont au cœur du récit. Dans Frieren, ils ne sont dévoilés que par petites touches, au gré de flash-back très éphémères. Il en va de même pour l’Histoire et les peuples du royaume, tout est quasiment laissé hors-cadre, dans un premier temps.
Et malgré cette absence d’informations, la traduction de Géraldine Oudin s’avère d’une grande cohérence au fur et à mesure que le passé se révèle. Il n’était pas non plus évident de cerner le caractère de l’héroïne, dont les contours tragiques ne font pas l’objet de coups d’éclats, de tirades où le cœur s’approche du bord des lèvres. Là aussi, l’écriture de ce manga est un puzzle, traduit en français avec subtilité : au détour du ton distant, volontiers factuel et monocorde de l’elfe, percent néanmoins ses émotions retenues, qu’il s’agisse d’amers regrets ou d’une pointe d’humour piquant.
Laurent Lefebvre (journaliste)

Commentaire de la traductrice :
Tous les traducteurs de Frieren sont tenus de respecter à la lettre un lexique détaillé qui s’étoffe à chaque tome. Avez-vous remarqué que, dans cette série, les noms propres (et certains noms communs) ont un sens ? Frieren, Himmel, Heiter, Eisen, Fern, Stark, les collines de Laub ou encore la région de Kühl… rien n’est laissé au hasard. Il s’agit généralement de mots allemands qui donnent des indications sur les personnages ou les lieux traversés.
Géraldine Oudin